Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 13:59

Nous avons récupéré les coordonnées du propriétaire de l’hôtel que j’avais aperçu fermé dans la station  alors que la saison d’hiver n’était pas encore terminée.

J’ai pris contact avec le propriétaire pour prendre un peu la température : pourquoi ce bien n’est pas utilisé et le propriétaire est-il vendeur ?

Cette première approche téléphonique me permet d’identifier un propriétaire qui n’est pas hostile à une vente. En effet, ce dernier n’exploite plus directement cet outil et le dernier bail est terminé depuis quelques temps maintenant.

Alors je profite de ce premier contact pour demander plus d’information sur le bien : superficie, l’état général, les possibilités d’activités,  l’historique.  Le potentiel est certain.

L’échange est très sympa, j’échange librement avec un propriétaire tout aussi direct.

Nous fixons ensemble un RDV pour visiter le lieu et avoir une validation visuelle des différents points échangés.

La visite confirme le potentiel du bien : hôtel, restaurant, bar. La superficie est intéressante, ni trop grande ni trop petite.  Egalement elle confirme le volume de travaux important qu’il y aurait à réaliser pour rendre exploitable les murs.

Bien entendu gros travaux veut dire gros budget à investir avant même d’exploiter. A méditer dans le business plan.

Maintenant parlons prix avec le propriétaire, je repars avec une bonne vision du produit en tête, des idées qui commencent à venir et qu’il faudra canaliser… et le prix souhaité par le propriétaire dont je vous parlerai une fois les négociations terminées.

 

Il faut maintenant travailler sur le business plan et identifier économiquement les possibilités de cet investissement.

Je contacte ma banque pour prendre la température de ce côté là, ils ne sont pas fermés à un investissement sur des murs.

Je contacte un copain artisan pour avoir une visibilité globale du chiffrage des travaux (dans un premier temps au moins à la louche).

Je fais le point avec mon associé potentiel pour connaître son sentiment sur le bien.

Maintenant réflexion globale, je prends un peu de recul et je refais le film des travaux, du business plan dans ma tête mille fois…

 

RDV est pris avec le propriétaire pour négocier. L’analyse du business plan, le chiffrage des travaux, le potentiel global, le prix de l’immobilier local seront les vecteurs pour définir mon prix.

 

Alors nous verrons si nous arriverons à trouver un terrain d’entente… 

 
Par Christophe BACLE - Communauté : Entreprendre
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Lundi 2 juin 2008 1 02 06 2008 12:53

Mon ancien associé comme mon potentiel futur associé sont plus que des amis, ils font partis de la famille, le premier est parrain de mon deuxième fiston et le deuxième de mon aîné.

Il y a toujours un risque à travailler avec des amis ou la famille, mais il y a aussi des avantages. 

Il faut définir les règles au départ, toujours communiquer, être impliquer si possible à la même hauteur dans la société, établir une répartition des tâches et des pouvoirs (optimiser la complémentarité de savoir et/ou de caractère), ne jamais laisser trop monter la pression et toujours savoir faire la part des choses boulot/perso.

De mon côté, je trouve une motivation supplémentaire dans cette notion de partage. 


Il est toujours plus facile de surmonter la pression, le stress à plusieurs, se connaître intimement doit permettre une facilité de discussion et d'échange (surtout pas l'inverse). 

Si par bonheur, le projet entrepreneurial est une réussite, alors le plaisir et la fierté sont encore plus forts. 

 


 

Par Christophe BACLE - Communauté : Entreprendre
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 05 2008 15:22
A noter dans votre agenda :

Salon des entrepreneurs Lyon Rhône-Alpes les 18 et 19 juin 2008 au palais des congrès.

Le grand débat aura pour thème : Réussir à 20, 30, 40, 50 ans et plus !

Je vais certainement y faire un tour comme chaque année, il y a toujours des idées à prendre et surtout ça recharge les batteries d'être au milieu d'entrepreneurs et de pouvoir échanger...

Je vous laisse le lien : http://lyon.salondesentrepreneurs.com 
 
Par Christophe BACLE
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 05 2008 08:30

Mon ancien camarade de Sup de Co Chambéry qui travaille sur la station m’annonce qu’il est motivé pour se lancer lui aussi dans l’entrepreunariat. 

Il est attiré par la restauration et parle depuis que je le connais de créer un resto, je vais pouvoir élargir avec lui mes recherches, pourquoi pas les restaurants d’altitude.

Des produits atypiques sont actuellement à la vente. Ce type de restaurant m’intéresse mais je ne veux pas toucher à la cuisine (sinon la carte se résumera à pâtes, burgers, omelettes), l’association possible avec cet ami permet donc une bonne complémentarité (cuisine/salle).  

Je garde de bons souvenirs de ma première association avec un ami dans la société de services à la personne, alors voyons s’il y a des opportunités sur l’Alpe d’Huez pour 2 associés.

Nous identifions 4 restaurants d’altitude qui sont à vendre, pour certains juste le fond de commerce et pour d’autres murs + fond.

Egalement, lors d’une visite dans la station fin mars, je passe devant un hôtel fermé. Je demande à mon camarade d’utiliser ces contacts sur la station pour trouver les coordonnées du propriétaire. On ne sait jamais…

Je laisse tomber la recherche de magasins de sport, il n'y a pas de produit supplémentaire à la vente et plus je tourne sur la station, plus je me rends compte de la rude concurrence, les enseignes nationales sont nombreuses et la bataille est déjà bien avancée.

 
Par Christophe BACLE
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 05 2008 14:42

Le mag l'Expansion du mois de juin réalise un article sur "les bons plans du frenchy malin" avec les opportunités à saisir aux Etats Unis.

Avec un euro fort il faut parfois regarder et penser dollar.

Mon copain/associé m'a invité il y a peu à visiter ce pays, notamment New York et Miami. Pays dans lequel je n'étais encore jamais allé.

Lui a déjà anticipé cet article de l'Expansion et regarde depuis plusieurs mois les opportunités d'investissements immobiliers sur Miami.

 

Je l’ai suivi durant notre séjour dans différents RDV avec des agents immobiliers et j'ai constaté en direct que la pression des banques sur les particuliers endettés était très forte pour vendre leur bien immobilier et que pour les autres les vannes du crédit étaient fermées, la crise des subprimes est difficile à digérer pour les banques américaines.
Confirmation de cette situation dans le mag Challenges du jour en page 46 sur la conjoncture de l'immobilier aux Etats Unis.

Ainsi : certains biens immobiliers sont bradés, beaucoup d'américains ne peuvent emprunter pour acheter, le volume d'acheteurs est faible  alors que les biens à vendre sont nombreux, donc la pression sur les prix est encore plus forte (négociation encore possible malgré le prix bas), les européens forts de leur taux de change favorable en profitent....

Objectif affiché compte tenu de la période actuelle : 30 % de plus value sur le bien immobilier à 3 ans.

 

Je n'ai pas changé pour le moment de projet et garde en tête la montagne française mais si le marché américain digère la crise dans deux ans comme beaucoup d'analystes le montrent, il faut investir maintenant.
 
Par Christophe BACLE
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 20:49

J’ai dans un premier temps identifié : 3 investissements possibles dans des magasins de sport (2 indépendants, 1 enseigne nationale), 1 droit au bail dans la rue commerçante de la station et 1 hôtel en vente murs + fond.

Je prends RDV avec les différents acteurs pour visiter et récupérer leurs éléments financiers sur les trois dernières années. Outils indispensables pour réaliser la valorisation.

La valorisation permettra de savoir si le prix des vendeurs est cohérent avec leur activité, leurs comptes et leur outil de travail.

Une analyse complète et approfondie est nécessaire car la première erreur de l’entrepreneur lors d’une reprise est de ne pas acheter au juste prix. Le vendeur veut tirer de son affaire le maximum (je sais de quoi je parle) et l’acheteur veut prendre le minimum de risque. Le juste prix est dicté par l’analyse des comptes et doit amener acheteur et vendeur à la raison. Il faudra savoir dire non et passer à une autre affaire.

Dans le même temps je m’abonne à Sport Eco pour sentir un peu le marché du sport en stations et je contacte des connaissances qui travaillent en station pour prendre conseils et avis. Il faut toujours prendre du recul et avoir toutes les cartes en mains.  (Merci aux copines de Sup de Co Chambéry qui me donnent les contacts).

Après les visites et m’être attardé sur les analyses des chiffres (là on utilise les petites choses apprises durant l’expérience audit), je constate que les affaires sont très chères, les magasins indépendants sont en difficultés, l’un d’entre eux demande un prix tout à fait prohibitif compte tenu de son volume d’activité (il veut faire payer les dettes) et le second subit des charges importantes notamment de loyer  qui ne permettent pas une rentabilité satisfaisante.  J’identifie des opportunités d’amélioration de volume de CA et d’activité pour les 2 mais les prix demandés restent bien trop élevés pour se lancer. Je laisse tomber ces deux affaires.

L’enseigne nationale est intéressante, le prix demandé est également élevé (encore plus que les autres) mais l’activité est saine sur un volume d’affaire important. Je ne donnerai pas suite non plus car j’apprends dans ma lecture de Sport Eco que cette enseigne va fusionner avec sa concurrente. Ainsi la rareté de cette enseigne va disparaître, juste en face d’elle il y a la concurrente. Je constate également qu’il s’agit d’un magasin de famille implanté de longue date sur la station et que le volume important de CA est lié en partie à cet historique, il y a plus à perdre qu’à gagner. Difficile de payer cher si l’on ne peut pérenniser l’historique.

J’ai très vite laissé tomber le droit au bail car très, voire trop cher et pas forcément le mieux placé dans la rue commerçante.

L’hôtel est intéressant et son prix enfin cohérent avec le marché local.  Pas mal de travaux à réaliser mais un potentiel certain. Le prix est surtout immobilier car la valorisation du fond de commerce est faible. Malheureusement les anglais sont plus rapides et ils regardent moins les prix, un compromis a déjà été signé avec le vendeur. A suivre tout de même, on ne sait jamais…

Il faudra donc continuer les recherches, cette première étude n’a rien donné.
 
 

Par Christophe BACLE
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Mardi 27 mai 2008 2 27 05 2008 11:05



La direction est donnée : un business en station dans les Alpes,
  il faut avancer et identifier les opportunités.

D’abord le choix de la station, un coup de cœur pour celle de l’Alpe d’Huez en hiver comme en été me fait rapidement chercher dans cette direction.

Un coup de cœur toutefois raisonné car il faut respecter quelques critères économiques de viabilité notamment sur le choix de la station :

  • Une station internationale dont le domaine skiable s’étend à des altitudes qui assurent l’enneigement (la saison d’hiver est essentielle)
  • Une station connue et reconnue
  • Un nombre de lits importants
  • Une visibilité sur un potentiel à venir sur le moyen, long terme

Alors comme le choix du coup de cœur répond aux différents critères, on peut commencer à prospecter sur place. En plus, des amis sont déjà sur la station dont un ancien camarade de l’ESC Chambéry qui y travaille.
Les réseaux d’amis et d'anciens sont toujours utiles et peuvent ouvrir des portes.

Lors de ma première expérience entrepreneuriale dans les services aux particuliers, j’ai beaucoup appris en gestion, organisation et management des équipes. L’occasion de remettre le couvert.

Dans un premier temps j’écoute à nouveau mes envies pour me diriger vers la recherche d’un fond de commerce pour un magasin de sport, existant ou à créer.  Avec trois possibilités : une enseigne nationale vente/location,  un indépendant vente/location, un pro shop.

Dans le même temps j’en profite pour regarder si des petits hôtels sont à vendre et restent abordables (un investissement fond et murs peut m’intéresser).

Pour ratisser large et ne rien rater des opportunités, une immersion dans la station est indispensable, il faut parler avec les acteurs locaux pour savoir ce qui est à vendre et relever directement les panneaux  A VENDRE sur les commerces.

Egalement, j’utilise les cabinets d’affaires de type Michel Simond et autres indépendants installés plus localement pour récupérer des informations sur les fonds de commerce à vendre.



 

Par Christophe
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